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La catharsis émotionnelle

La catharsis serait utilisée depuis la présence des chamanes. Le mot « chamane » provient de la langue toungouse, un peuple sibérien, et l’on s’accorde sur l’origine géographique du chamanisme qui, depuis la Sibérie, a essaimé de la Baltique à l’Extrême-Orient et aurait sans doute franchi le détroit de Behring avec les ancêtres des Amérindiens pour se propager sur le continent américain. C’est dire si la pratique est ancienne, même si sa présence dès le paléolithique est discutée.
Car il n’y a pas de diplôme de l’art traditionnel de guérir, le chamane doit s’imposer, d’abord par son allure, son pouvoir, son don de voyance, son autorité et son efficacité, mais également par son parcours depuis la naissance.
Des rituels comme le dépeçage des chacals était une pratique de libération des tensions, qui consiste à mettre en transe « le malade » par le biais du tambour. Il est induit qu’il se trouve au centre d’une meute de chacals qui vient le dépecer jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien de lui-même pas, même ses os. Le néant représentant la pureté. Après un changement de rythme de tambour, le transcendanté se recompose dans ce qu’il y a de meilleur pour son Âme, et revient se « ré-corporer » dans une image nouvelle de lui-même, débarrassé de toute maladie psychique voir physique.

Ce paradoxe a constitué un constant terrain d’affrontement pour les commentateurs, depuis la Renaissance, au moment où l’on recommence à s’intéresser au texte d’Aristote, jusqu’à nos jours.

Lors de votre formation, nous vous expliquons de quelle façon accompagner la catharsis et Franck, vous fait vivre ce grand moment du dépeçage du chacal.

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EXTRAIT DE LA CATHARSIS D’ARISTOTE À LACAN EN PASSANT PAR FREUD

Par JEAN-MICHEL VIVES, Professeur de Psychologie Clinique et Pathologique. Université de Nice-Sophia Antipolis

L’unique phrase qu’Aristote consacre à la notion de catharsis dans sa Poétique se présente comme une énigme : le terme emprunté au vocabulaire médical « épuration, purgation » semble y être employé métaphoriquement sans que soit pour autant précisé le comparé. Le texte de la Poétique n’est explicite que sur les objets sur lesquels portent la catharsis : la pitié et la crainte comme affects, troubles émotifs (pathèmata) toujours présentés comme pénibles dans les différents chapitres où il en est question. Il faut donc supposer que la catharsis réside dans cette faculté paradoxale et mystérieuse, qui serait propre au spectacle tragique, de transformer des sentiments désagréables en plaisir…

Dans un premier temps nous nous proposons de positionner le plus précisément possible la question telle que les textes grecs nous l’ont transmise.

L’adjectif Katharos associe la propreté matérielle, celle du corps et la pureté de l’âme morale ou religieuse. La Katharsis est l’action correspondant à « nettoyer, purifier, purger ». Il a d’abord le sens religieux de « purification », et renvoie en particulier au rituel d’expulsion pratiqué à Athènes la veille des Thargélies, Grande fête de purification et d’expiation célébrée… Il convenait de purifier la cité en expulsant des criminels, puis des boucs émissaires, selon le rituel du pharmakos.

Le pharmakos (en grec ancien φαρμακός, « celui qu’on immole en expiation des fautes d’un autre ») est la victime expiatoire dans un rite de purification largement utilisé dans les sociétés primitives et dans la Grèce antique. Le mot a fini par prendre en grec, à l’époque classique, la signification de malfaiteur. Afin de combattre une calamité ou de chasser une force mauvaise et menaçante, une personne, parfois revêtue de vêtements sacrés, ou un animal était choisi et traîné hors de la cité, où il était parfois mis à mort. Cette victime sacrificielle, innocente en elle-même, était censée, comme le bouc émissaire hébreu, se charger de tous les maux de la cité. Son expulsion devait permettre de purger la cité du mal qui la touchait, d’où l’ambiguïté du terme grec qui, au neutre (φάρμακον, pharmakon), pouvait signifier aussi bien « remède », « drogue », « philtre », que « poison » ou « venin ».

Apollon lui-même est dit katharsios, purificateur. Selon le Socrate du Cratyle. Il est nommé Apolouôn, (qui lave), dans la mesure où la musique, la médecine et la divination, arts auxquels il préside, sont autant de pratiques de purification.

La Katharsis lie la purification à la séparation et à la purge, tant dans le domaine religieux, politique que médical.

En tant que remède, la Katharsis implique plus précisément l’idée de médecine homéopathique : il s’agit, avec la purgation, de guérir le mal par le mal. C’est d’ailleurs pour cela que tout pharmakon est poison autant que remède.

On tient là l’une des clefs possibles du sens rhétorique, poétique et esthétique de la Katharsis. C’est celui que privilégiera Jacob Bernays  éminent philologue du XIXe siècle et oncle de Martha, l’épouse de Freud.

Cette notion sera reprise par Freud et Breuer en 1895 dans les Études sur l’hystérie, où ils présentent la méthode thérapeutique dite cathartique.

Joseph Breuer pratiqua la cure par la parole dès 1880 après avoir constaté que l’expression de souvenirs par le patient améliorait son état de santé.

En introduisant l’hypnose dans sa thérapie, Breuer fut l’inventeur de la méthode cathartique visant à faire ressentir et revivre au patient les sentiments enfouis ou réprimés de son passé, provoquant ainsi une atténuation ou une disparition de ses symptômes.

Sigmund Freud rompra ultérieurement avec la pratique de l’hypnose, lui préférant l’association libre d’idées qui est à la base de la psychanalyse.

Cependant, Freud, qui n’était qu’étudiant en médecine lors des premiers travaux de Breuer, lui rendit hommage pour l’importance de la méthode cathartique dans le processus fondateur de la psychanalyse.

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Catharsis

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